Albsteig

J’ai marché deux jours durant dans le Jura souabe, sur le chemin de randonnée HW1 entre Owen et Reutlingen, en faisant étape dans la charmante cité de Bad Urach. Les vergers des vallées étaient couverts de fleurs. Et sur les hauts plateaux karstiques, entre 700 et 800 m d’altitude, des cailloux parsemaient les champs nus, comme autant d’innombrables petites étoiles blanches scintillant dans le firmament. Le Jura souabe, c’est un Massif central allemand en taille réduite, de 200 km de long sur 40 de large : un climat rude, une terre dure à cultiver, un pays peuplé d’hommes et de femmes travailleurs et économes.

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Le Rössleweg

logo_roessleswegOuf !… ça y est !

Une première tentative organisée par Heri, le patron de notre club de volley-ball, fut hélas soldée l’été dernier par un échec. La fatigue et la nuit tombée eurent en effet raison de notre volonté à boucler la boucle, et nous jetâmes l’éponge à environ 5 km de l’arrivée.

La boucle en question s’appelle le Rössleweg. Il s’agit d’un chemin de randonnée qui fait le tour de Stuttgart.

Mais cette fois-ci, rogntudju !… ce fut la bonne, en ce jour du 26 juillet de l’an de grâce 2014.

En matière de compte rendu de l’entreprise, le Kid du fameux western de Peter Corneille aurait pu dire :
“Nous partîmes sept; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes euh… un en arrivant au port.”

Je ne sais plus exactement qui faisait partie des sept à 8 h du matin lorsque nous nous mîmes en marche depuis Geroksruhe. Le renfort, c’était Heri et Hülya, qui nous accompagnèrent en vélo sur un bout de route. À hauteur d’Untertürkheim, à une petite dizaine de kilomètres de l’arrivée, Robert renonça la mort dans l’âme à poursuivre l’aventure, car une méchante ampoule au pied lui causait bien des soucis. Je me retrouvai alors seul sur la dernière portion du parcours.

Les dix derniers kilomètres furent couverts dans la douleur, et de surcroît dans l’obscurité. Je ne prenais à vrai dire plus grand plaisir à marcher. La volonté d’aller cette fois-ci jusqu’au bout et l’application Locus Map de mon téléphone portable, grâce à laquelle on peut se promener de nuit sans se perdre, me permirent d’endurer les bobos et de toucher enfin au but vers 22 h 15, après environ 56 km de crapahutage.

Je ne pense pas renouveler de suite ce genre d’exercice. Une fois passée la barre des 40 km, le plaisir de randonner s’était quand même singulièrement dissipé.

Tracé du Rössleweg sur le site de WIkiloc : http://de.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=7932429

 

Le Westweg en Forêt-Noire

J’ai crapahuté 4 jours sur le célèbre Westweg. Historiquement, il s’agit du premier chemin de grande randonnée jamais ouvert en Allemagne, en 1900. Le chemin court tout le long de la Forêt-Noire. Les randonneurs le parcourent traditionnellement du Nord vers le Sud. Comme je venais de Mulhouse, je l’ai emprunté dans l’autre sens avec Bâle comme point de départ et Titisee en ligne de mire.

Un clic sur l’une des images ci-dessous lancera un diaporama.

 

Zugspitze !

Compte-rendu de l’ascension de la Zugspitze, point culminant de l’Allemagne (2962 m), avec cinq autres camarades du club de volley-ball.

Vendredi 26 septembre

Rendez-vous à Leinfelden à 15 heures, pas loin des bureaux où travaille Heri. Nous nous répartissons dans deux voitures et prenons la route. Petite pause à Denkendorf pour embarquer Gabi au passage. 3 heures plus tard, arrivée à Biberwier (env. 1000 m d’altitude), en Autriche. Juste avant l’entrée dans le village, on voit la Zugspitze baignant dans la lumière du soleil couchant : un monstre massif de roche nue. Présents à l’appel pour l’ascension qui aura lieu le lendemain : Antoine, Arpad, Flo, Gabi, Heri et moi. Hébergement à la pension Alpspitz, chez la sympathique et bavarde Madame Luttinger. Dîner dans un restaurant perdu dans la forêt sur la pente d’une montagne. La route pour y parvenir n’est pas goudronnée dans sa portion en sous-bois. Une bonne surprise : Madame Luttinger a appelé le resto qui dépêche un conducteur dont la camionnette nous conduit jusqu’au lieu de notre repas. Le retour plus tard dans la soirée est aussi accompli dans ce taxi improvisé. Dans le restaurant, gastronomie locale et bon petit digestif à l’abricot qui ne laisse personne indifférent. Un groupe de Bavarois randonneurs fait la fête dans la salle attenante à la nôtre. Une poignée d’entre eux jouent de la musique (accordéon, guitare) et chantent. Les autres dansent et s’amusent. On passe les voir pour danser un peu avec eux. Enfin, surtout Flo et Antoine !

Retour à la pension. Flo et Antoine ont une chambre pour eux deux. Gabi dormira seule dans une petite chambre. Arpad, Heri et moi partageons le même appartement.

Samedi 27 septembre

Jour J. Debout autour de 7 heures. Petit-déjeuner, préparatifs. Heri tente de refourguer ses jumelles à quelqu’un d’autre, mais personne n’en veut dans son sac. 🙂 Les jumelles resteront à la pension. Départ en voiture. Nous nous garons à Ehrwald (1000 m d’altitude). Heri me propose de prendre des bâtons. Je n’ai pas l’habitude de randonner avec ces engins-là. J’accepte quand même l’offre et je ne le regretterai pas. Autour de 8 heures, ça y est, nous commençons notre expédition. Elle se terminera 9 heures plus tard à 2962 m d’altitude. Durant la totalité du parcours, de la grimpette quasiment tout le temps, avec de longues portions bien raides. Au final, env. 2000 m d’ascensions cumulées.

Antoine, Flo, Pierre, Heri et Gabi. Arpad prend la photo.

Antoine, Flo, Pierre, Heri et Gabi. Arpad prend la photo.

Petite pause avant le passage de Gatterl, suite à une montée bien sévère face au soleil qui nous a fait suer. Flo trouve tant bien que mal un endroit pour faire pipi dans ce décor d’alpage dépouillé. 🙂 Le temps est parfait, du soleil, pas un brin de nuage, un ciel bleu profond. Dès lors, bon nombre de randonneurs ont pris le chemin de la Zugspitze. Plus haut et plus tard, dans la portion finale franchement raide et en partie enneigée, nous en croiserons nettement moins. 🙂

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Photo prise par Arpad.

Arrivée au passage de Gatterl, qui marque la frontière entre le Tyrol et la Bavière. Arpad et moi tombons sur deux randonneurs. L’un d’entre eux peine à marcher. Les semelles de ses chaussures se sont complètement désolidarisées du reste ! Et là où il se trouve, le mieux à faire, c’est encore de continuer tant bien que mal, dans l’espoir d’atteindre le téléphérique de Sonnalpin qui le mènera lui et son camarade au sommet de la Zugspitze. Une fois là-haut, ils pourront prendre un autre téléphérique qui les descendra 2000 m plus bas, à Ehrwald. Mais avant d’atteindre le but, ils vont en prendre pour plusieurs heures à pied sur des chemins caillouteux et bien raides. Un peu plus loin sur leur route, ils auront la chance de tomber sur Heri, qui avait pris un peu d’avance et nous attendait. Heri sort de son sac des sandales de randonnée et les donne au marcheur en mauvaise posture. Celui-ci s’engage à lui rendre les sandales d’une façon ou d’une autre, et, comme il travaille dans un orchestre symphonique, à lui envoyer des billets pour un concert à Nuremberg.

zugspitze_003Plus loin derrière Gatterl, ça continue de monter sans cesse dans la pierraille, mais moins durement. Après peut-être une demi-heure à ce régime-là, nous atteignons le refuge-restaurant Knorrhütte. Pause déjeuner d’env. 3/4 d’heure. Puis, on reprend l’ascension vers Sonnalpin. Elle est longue et bien éprouvante. Au bout d’un certain temps, vient un point à partir duquel on commence à voir les installations (plate-forme d’observation, station du téléphérique, etc.) situées au sommet. Nous voyons enfin notre but, plus si loin de nous à vol d’oiseau maintenant… mais il reste quand même encore bien difficile d’accès. Le dénivelé à couvrir reste impressionnant. Certains d’entre nous se disent qu’arrivés à Sonnalpin, il prendront le téléphérique pour parcourir la dernière partie du voyage sans plus se fatiguer.

Ça y est ! Sonnalpin est devant nous. Seul Heri et moi-même décidons de continuer à pied. La dernière partie de la randonnée est la plus rude : 1 heure de montée plutôt abrupte, surtout au début, dans la caillasse en partie enneigée. La progression est difficile, nous ne savons pas très bien si nous sommes encore sur le bon chemin. Nous avançons de deux pas, pour au final glisser d’un pas sous l’effet de la neige et des cailloux qui roulent sous nos semelles. Un coup d’œil vers le bas nous offre une vue d’ensemble sur Sonnalpin où un groupe de gens s’amuse sur des luges. Une fois cette étape passée, nous atteignons le tout dernier segment de notre expédition. Il s’agit d’une voie passant sur de la roche. Le chemin est escarpé. On est à la limite du principe de la randonnée. Tout le long du parcours, nous nous accrochons à un câble métallique qui nous guide au sommet et nous empêche de dégringoler. Heri est cuit physiquement. Mais la perspective d’atteindre le but désormais proche le motive suffisamment pour continuer. De toute façon, là où il est, il n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout. 🙂

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Montée entre Sonnalpin et le sommet. Photo prise par Arpad.

Heri et moi entre Sonnalpin et le sommet. Photo prise par Arpad depuis le téléphérique de Sonnalpin.

Heri et moi entre Sonnalpin et le sommet. Photo prise par Arpad depuis le téléphérique de Sonnalpin.

La petite mouche noire au milieu des rochers, c'est soit Heri, soit moi. :-) Photo prise par Arpad depuis le téléphérique de Sonnalpin.

La petite mouche noire au milieu des rochers, c’est soit Heri, soit moi. 🙂 Photo prise par Arpad depuis le téléphérique de Sonnalpin.

Plate-forme au sommet

Plate-forme du sommet en vue !

17 heures environ, ça y est, j’atteins la plate-forme. Heri accède aussi au sommet une poignée de minutes plus tard. Nous sommes en haut, tout en haut ! Joie ! Très grande joie ! Bonheur ! Extase ! Sourire radieux aux lèvres.

La frontière entre l’Allemagne et l’Autriche passe au milieu de la plate-forme, mais la pointe de la montagne se trouve du côté allemand. Elle est surmontée d’une croix dorée. Pour l’atteindre, il faut quitter la plate-forme, monter sur une échelle, escalader quelques rochers et avancer de quelques pas sur une voie étroite. Heri est trop épuisé pour faire l’effort. Quant à moi, j’y vais. Tout en haut, je regarde autour de moi, j’embrasse la croix, et je reste encore un peu là. D’autres randonneurs me demandent de les prendre en photo. Je m’exécute. Ensuite, je traîne encore un peu accroché à la croix…

Photo prise par Arpad.

Photo prise par Arpad.

Arpad maîtrise à la perfection la discipline exigeante de l'autoportrait.

Arpad maîtrise à la perfection la discipline exigeante de l’autoportrait.

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D’en haut, on voit plutôt bien les Alpes. 🙂

zugspitze_012zugspitze_013Retour sur la plate-forme. Je repasse du côté autrichien. Là-bas se trouve… un Biergarten !… où, comme on est fin septembre, des gens célèbrent la fête de la bière ! Des jeunes et des moins jeunes, habillés en costume traditionnel éclusent des litres de bière, mangent des saucisses, et chantent, et dansent aussi au rythme de la musique du bastringue. Des alpinistes et des randonneurs comme nous posent à terre piolets, bâtons et sacs à dos et se mêlent à la foule. Certaines personnes sont passablement éméchées. Les presque 3000 m d’altitude doivent probablement exalter le tourneboulement des esprits. On mange là. Heri, Flo, Gabi et Antoine, et peut-être Arpad aussi, se mettent à guincher. La nourriture et la bière les ont requinqués. Ils se lancent même dans une chenille, je crois qu’on appelle ça une « Polonaise » en Allemagne (en français dans le texte), qui me rappelle la danse avec les chaises dans La grande vadrouille.

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Photo prise par Arpad.

Voilà. Un joli spectacle en somme, après 9 heures de sévère montée dans une nature belle, rude, imposante et, à certains égards, effrayante. À trois occasions sur le parcours, on a quand même vu des plaques fixées dans la roche à la mémoire de personnes mortes sur le chemin, et on s’est dit que l’irruption d’une intempérie doit singulièrement compliquer l’ascension des marcheurs surpris en cours de route par la tourmente, voire la rendre franchement dangereuse. Certes, ce n’est pas comme si on était juste arrivé en haut de l’Everest, mais tout de même, ça fait un drôle d’effet de se retrouver après tant d’efforts dans un baloche où les gens chopinent joliment bien.

On ne reste au final pas si longtemps que ça dans le Biergarten afin de ne pas rater le téléphérique qui nous reconduira à Ehrwald. Très belles perspectives sur les Alpes et la région environnante depuis la cabine. En quelques minutes à peine, nous dégringolons de 2000 m. Arrivés en bas, nous prenons un taxi-camionnette qui nous reconduit au parking. Juste avant de grimper dans le véhicule, on constate qu’un type complètement imbibé est allongé sur un banc. Il a un peu vomi et a l’air complètement dans les vapes. Gabi essaie de le secouer gentiment, histoire de s’assurer qu’il sera en mesure de retourner chez lui. La nuit va bientôt tomber et l’atmosphère se rafraîchir. Peine perdue, le gars est complètement rond, il marmonne des phrases incompréhensibles.

De retour sur le parking. Surprise ! Les sandales d’Heri attendent sagement sous notre voiture que leur propriétaire veuille bien les reprendre. Nos deux randonneurs rencontrés à Gatterl sont en fait tombés sur Gabi une fois arrivés à la Zugspitze et se sont arrangés avec elle pour rendre les sandales à Heri. Ironie du sort, les chaussures de Gabi ont-elles aussi beaucoup souffert et ses semelles menacent également de se dissocier du reste.

Une fois à la pension, petit tour au sauna. Heri, Gabi, Antoine et moi nous retrouvons dans le plus simple appareil dans la pièce surchauffée. Flo fait le zouave en jaillissant à plusieurs reprises devant la porte en verre…

Puis, petit apéro, et re-taxi pour nous rendre au restaurant de la veille. Là-bas, nous retombons sur les Bavarois fêtards et musiciens. Ils sont moins nombreux qu’hier et font nettement moins les marioles. Ils nous disent qu’ils se sont couchés tard la veille et qu’aujourd’hui, ils ont pas mal crapahuté pendant toute la journée. Du coup, on les sent nettement moins pétulants. 🙂 Nous non plus ne sommes pas vraiment en mesure de faire la bamboula jusqu’au petit matin. On mange, on reprend du digestif à l’abricot, on rentre à la maison, on discute encore un peu, et puis dodo.

Dimanche 28 septembre

À 8 heures environ, je fais un tour dehors. Je marche à peine quelques centaines de mètres avant d’atteindre une petite station de ski. Plusieurs chemins de randonnée traversent les environs. En contrebas de la pension coule une petite rivière au bord de laquelle la plus vieille centrale électrique du coin – ou peut-être du Tyrol, ou de je ne sais plus très bien quoi -, construite à la fin du 19ème siècle, continue de produire du courant.

Retour à la pension. Tout le monde est debout. Petit-déjeuner. Puis, en route 3 heures durant pour Stuttgart. Embouteillage à quelques centaines de mètres de notre destination. Ça n’avance pas au niveau du Gaskessel, à cause de la Volksfest. On met quasiment une demi-heure à parcourir le tout dernier bout du trajet.

Le tracé de la randonnée : http://de.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=7932451

Week-end en Forêt-Noire

Les photos suivantes rendent compte de notre cours séjour fait en Forêt-Noire les 28 et 29 septembre. Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Kaltenbronn à environ 900 m d'altitude. On se trouve sur le territoire historique du Pays de Bade, quasiment à la frontière avec celui du Wurtemberg. L'eau a une couleur rougeâtre, parfois franchement caramel.

Kaltenbronn à environ 900 m d’altitude. On se trouve sur le territoire historique du Pays de Bade, quasiment à la frontière avec celui du Wurtemberg. L’eau a une couleur rougeâtre, parfois franchement caramel.

Comme ici.

Comme ici.

Au milieu d'une tourbière, le lac Wildsee. Il est alimenté exclusivement par de l'eau de pluie. Privé d'eau de ruissellement, le sol est pauvre en sels minéraux. La tourbière et la forêt qui l'encercle se trouvent dans un parc naturel protégé totalement inexploité. Les conditions climatiques sont en ce lieu proches de celles qui règnent dans le sud de la Finlande.

Au milieu d’une tourbière, le lac Wildsee. Il est alimenté exclusivement par de l’eau de pluie. Privé d’eau de ruissellement, le sol est pauvre en sels minéraux. La tourbière et la forêt qui l’encercle se trouvent dans un parc naturel protégé totalement inexploité. Les conditions climatiques sont en ce lieu proches de celles qui règnent dans le sud de la Finlande.

Article de la Wikipédia concernant les tourbières ombrotrophes .

Des champignons de différentes sortes tapissent le sol de la tourbière en abondance.

Des champignons de différentes sortes tapissent le sol de la tourbière en abondance.

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À Enzklösterle-Gompelscheuer, nous avons dormi dans la pension Rehblick. Accueil et rapport qualité/prix excellents. La pension se trouve à deux pas de la source de la rivière Enz.

À Enzklösterle-Gompelscheuer, nous avons dormi dans la pension Rehblick. Accueil et rapport qualité/prix excellents. La pension se trouve à deux pas de la source de la rivière Enz.

Site de la pension Rehblick .

Nous avons pris le dîner dans le charmant petit hôtel-restaurant Waldeck. Une bonne adresse où sont servis des plats régionaux.

Paysage de tourbière. La végétation est particulière (sphaignes, bruyères, mousses, plantes carnivores). Elle est adaptée au sol acide, saturé en eau et pauvre en sels minéraux. (Source : Wikipédia.)

Paysage de tourbière. La végétation est particulière (sphaignes, bruyères, mousses, plantes carnivores). Elle est adaptée au sol acide, saturé en eau et pauvre en sels minéraux. (Source : Wikipédia.)

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Sur le chemin menant à la Kaiser-Wilhelm-Turm. Altitude : environ 1000 m.

Sur le chemin menant à la Kaiser-Wilhelm-Turm. Altitude : environ 1000 m.

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Chanson de la plus haute tour (Arthur Rimbaud)

Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J’ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s’éprennent.

Je me suis dit : laisse,
Et qu’on ne te voie :
Et sans la promesse
De plus hautes joies.
Que rien ne t’arrête,
Auguste retraite.

J’ai tant fait patience
Qu’à jamais j’oublie ;
Craintes et souffrances
Aux cieux sont parties.
Et la soif malsaine
Obscurcit mes veines.

Ainsi la prairie
A l’oubli livrée,
Grandie, et fleurie
D’encens et d’ivraies
Au bourdon farouche
De cent sales mouches.

Ah ! Mille veuvages
De la si pauvre âme
Qui n’a que l’image
De la Notre-Dame !
Est-ce que l’on prie
La Vierge Marie ?

Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J’ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s’éprennent !

Splendide panorama depuis le haut de la tour.

Splendide panorama depuis le haut de la tour.

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Ébouriffant.

Ébouriffant.

Calw, dans le nord de la Forêt-Noire, à une trentaine de km à l'ouest de Stuttgart. Une maison originale recouverte de pièces en laine cousues en patchwork.

Calw, dans le nord de la Forêt-Noire, à une trentaine de km à l’ouest de Stuttgart. Une maison originale recouverte de pièces en laine cousues en patchwork.

Calw, la Marktplatz.

Calw, la Marktplatz.

Et comme dans la plupart des communes du sud de l'Allemagne, une fontaine sur la Marktplatz.

Et comme dans la plupart des communes du sud de l’Allemagne, une fontaine sur la Marktplatz.

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Hermann Hesse est né à Calw en 1877.

Hermann Hesse est né à Calw en 1877.

J'ai pris cette photo et celles qui suivent dans le remarquable petit musée consacré à la vie et l'oeuvre du détenteur du Prix Nobel de littérature 1946.

J’ai pris cette photo et celles qui suivent dans le remarquable petit musée consacré à la vie et l’oeuvre du détenteur du Prix Nobel de littérature 1946.

Site du Hermann-Hesse-Museum de Calw .

Calw en peinture. (Je n'ai malheureusement pas noté le nom de l'auteur du tableau.)

Calw en peinture. (Je n’ai malheureusement pas noté le nom de l’auteur du tableau.)

Le futur auteur de Siddharta et Steppenwolf se la coule douce quelque part en Italie.

Le futur auteur de Siddharta et Steppenwolf se la coule douce quelque part en Italie.

Der etablierte Aussteiger (le marginal bien établi). Hermann Hesse a toujours été sérieusement tiraillé entre vie bourgeoise et vie de bohème. Steppenwolf fait écho à ce déchirement. Les photos ici présentes nous montrent l'ami Hermann, à une époque bien antérieure à celle des hippies, s'essayer en Suisse à l'escalade tout nu. Malgré l'exemple donné par le grand écrivain, cette pratique ne s'est jamais vraiment démocratisée par la suite. :-)

Der etablierte Aussteiger (le marginal bien établi). Hermann Hesse a toujours été sérieusement tiraillé entre vie bourgeoise et vie de bohème. Steppenwolf fait écho à ce déchirement. Les photos ici présentes nous montrent l’ami Hermann, à une époque bien antérieure à celle des hippies, s’essayer en Suisse à l’escalade tout nu. Malgré l’exemple donné par le grand écrivain, cette pratique ne s’est jamais vraiment démocratisée par la suite. 🙂

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Chaussettes bleues, mariage arc-en-ciel et fraction rouge

La SSB propose un parcours de randonnée qui fait serpenter le marcheur à travers ville et bois. Le circuit s’appelle le « Blaustrümpflerweg », ce qui nous donne en français « le chemin des gens en chaussettes bleues ». La légende donne peu de détails sur l’origine de ce curieux nom. Voici en substance ce qu’elle raconte : en l’an de grâce 1519, les habitants de Heslach, quartier de Stuttgart où passe le chemin, auraient joué une entourloupe au duc de Wurtemberg, ils l’auraient trahi alors que celui-ci avait pris la fuite pour une raison que j’ignore. Ulrich, ainsi se prénommait le duc en question, s’est vengé par la suite d’une façon singulière. Une fois son retour au pouvoir effectué, il exigea que tous les habitants de Heslach portassent désormais des chaussettes bleues. Je ne sais si la vengeance fut véritablement vécue comme un traumatisme. De nos jours, les gens de ce quartier n’enfilent en tout cas pas plus souvent des chaussettes bleues que dans le reste du pays, mais le surnom a perduré.

Source : SSB. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Source : SSB. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

La partie forestière du parcours présente plusieurs points dignes d’intérêt. Les deux portions reliant la zone basse urbaine au sommet boisé de la colline sont assez raides. Le sportif pourra certes cheminer sans trop suer le long des pentes à fort dénivelé, tandis que le fainéant ou le curieux optera pour un moyen de transport original. En l’occurrence, la SSB en met deux à la disposition du promeneur : la Zacke et la Seilbahn. « Zacke », c’est ainsi qu’est surnommé le train à crémaillère reliant la Marienplatz à Degerloch. La ligne fut mise en service en 1884 afin de venir à bout d’un dénivelé de 205 m dont la pente atteint 17,8 % dans son tronçon le plus raide. Un voyage dans la Zacke offre aux passagers de jolies vues plongeantes sur le centre-ville de Stuttgart.

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Quant à la Seilbahn, les Lyonnais en connaissent le principe, puisqu’à l’occasion, ils voyagent volontiers avec la ficelle. Il s’agit en effet d’un funiculaire qui se coltine une grimpette de 87 m de dénivelé avec une pente allant jusqu’à 28,2 %. Les wagons recouverts de teck rouge virant au marron datent de 1929. Ils sont toujours pimpants et leurs bancs de bois supportent encore de nos jours le postérieur des enfants curieux accompagnés de leurs parents, celui des gens de passage, et parfois aussi celui de veuves et de veufs.

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Car, tout en haut se trouve à deux pas du terminus le Cimetière de la forêt, Waldfriedhof en allemand. Depuis 1913, notables et gens célèbres choisissent pour dernière demeure un petit coin de terre dans ce superbe bois. Beaucoup de soldats et de victimes civiles des deux guerres mondiales furent aussi inhumés là, à l’ombre des hêtres et des chênes. Parmi les individus de renom, les professeurs, politiciens, entrepreneurs, architectes, chanteurs d’opéra, etc. reposant en ce lieu on compte Sigrid Onégin.

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Elisabeth Elfriede Emilie Sigrid Hoffmann aimait beaucoup nager, patiner et chanter de sa belle voix de contralto. Née à Stockholm en 1889 d’un père français et d’une mère allemande, décédée seulement 54 ans plus tard à Magliaso dans le Tessin, elle porta d’abord le nom de Lilly Hoffmann, puis fut ensuite appelée Lilly Hoffmann-Onégin, pour devenir ensuite Sigrid Onégin après son premier mariage. C’est ainsi nommée qu’elle goûta à la célébrité en incarnant Carmen sur la scène de l’opéra de Stuttgart. Après son second mariage (avec un docteur), elle devint enfin Sigrid Onégin-Penzoldt et conserva ce patronyme jusqu’à la fin de sa vie. Sa première union se déroula en toute discrétion. Le baron Eugène Borisovitsch Onégin connut le bonheur d’être l’élu de son cœur, nonobstant les 19 ans de plus qu’il avait au compteur. Cet excellent pianiste prétendait venir de Saint-Pétersbourg et être le neveu du compositeur de l’hymne national russe intitulé « Dieu, protège le Tsar ! » (un certain Alexeï Fiodorovitch Lvov qui s’illustra en tant que violoniste et général de l’armée impériale). Installé à Stuttgart, le baron se chargea des cours de chant de sa femme Sigrid et vécut en sa douce compagnie jusqu’en 1919, l’année où il mourut.

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Cependant, le baron russe n’était en réalité ni baron, ni russe, ni même un homme. Il s’agissait en fait d’Agnes Elisabeth Overbeck, une Allemande née à Düsseldorf en 1870 et issue d’une famille dont certains membres connurent un destin prestigieux. On y compte un maire de Lübeck, un peintre réputé et un archéologue de renom qui réussit le tour de force de publier un ouvrage de référence sur Pompéi sans y avoir mis au préalable une seule fois les pieds ! Quant à Agnes, elle joua du piano, composa de la musique, eut des liaisons avec d’autres femmes, se fit passer pour un baron russe et se maria à Londres en mai 1913 avec la jolie Sigrid, exactement un siècle avant la promulgation de la loi sur le mariage pour tous en France.

Sigrid repose depuis 1942 dans le Waldfriedhof à un jet de pierre du médecin de la famille impériale du Japon, de l’architecte de la gare de Stuttgart, de quelques industriels et inventeurs fameux à travers le monde entier, d’un pionnier en matière de randonnée et de protection de la nature, d’une dompteuse de lions, du premier président de la RFA, d’un chocolatier, de l’unique maire nazi de Stuttgart (en poste de 1933 jusqu’à 1945) et de plein d’autres personnalités encore.

Un deuxième cimetière jouxte le Waldfriedhof. Il s’agit du Dornhaldenfriedhof, ouvert en 1974. Il offre un visage radicalement différent de celui de son voisin. Une vaste clairière aux arbres épars abrite relativement peu de tombes. Il reste encore beaucoup d’emplacements disponibles pour les décès à venir. La plupart des sépultures sont regroupées en blocs assez compacts, alors que d’autres complètement à l’écart semblent enfermer des ermites isolés de la civilisation des morts. Très bien entretenues, elles affichent toutes un aspect très coquet, avec des arbustes et des plantes diverses qui les agrémentent de frondaisons colorées de vert, jaune et rouge.

Tout d’abord, le passant découvrira au fil de sa flânerie contemplative deux tombes au nom rigolo.

La première fut creusée pour M. Ohnesorge, ce qui en français nous donne « M. Sanssoucis ». En l’occurrence, là il se trouve maintenant, il ne court pas le risque d’en avoir.

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La deuxième, ma préférée, se situe très loin des autres sépultures, comme si elle avait été mise au ban de la société des défunts. Le promeneur intrigué traversera une vaste étendue pour s’approcher de la stèle isolée, et voici ce qu’il verra écrit dessus :

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L’année de naissance de l’Adolf enterré ici nous informe néanmoins qu’il ne s’agit pas du dictateur responsable de tant de mal infligé à une bonne partie de l’humanité. Donc, pas de scoop, désolé. Hitler est bel et bien mort en 1945 à quelques centaines de mètres de la ligne de front battue en brèche par l’Armée rouge.

En revanche, à l’intérieur des sépultures photographiées ci-dessous reposent les véritables dépouilles de trois jeunes gens devenus célèbres dans toute l’Allemagne et au-delà à partir de 1968. Aucune brochure publiée par la ville de Stuttgart ne mentionne toutefois la présence de ces défunts au Dornhaldenfriedhof. Il faut dire qu’en réponse à la violence du capitalisme d’après-guerre (parfois fantasmée, et bien souvent malheureusement avérée), ils décidèrent de réagir par des actions de guérilla anti-impérialiste ; en d’autres termes moins complaisants, par le terrorisme.

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En mai 1968, Andreas Baader (un individu violent et dangereux), Gudrun Ensslin (une jeune femme cultivée docteur ès lettres) et d’autres complices entreprirent d’incendier deux grands magasins à Francfort-sur-le-Main. Il s’agit de l’acte terroriste fondateur d’un groupe qui se baptisa ultérieurement du nom de « Fraction Armée rouge » (en allemand, Rote Armee Fraktion ou RAF). Jan-Carl Raspe se joignit à la bande armée un peu plus tard via l’entremise d’Ulrike Meinhof, une journaliste de gauche qui bascula aussi dans la clandestinité et la guerre souterraine, et devint probablement l’activiste la plus connue de la RAF avec Andreas Baader. Nombre d’historiens, dramaturges, écrivains, philosophes et autres ont tenté d’interpréter les actes et les paroles de Meinhof, certains sont allés même jusqu’à la comparer à Jeanne d’Arc. Elle composa certes une bonne partie du corpus idéologique de la RAF, mais s’illustra aussi dans la mise en pratique de ses théories dangereuses puisqu’elle a quatre morts sur la conscience.

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Baader, Ensslin, Raspe et Meinhof ne furent pas capturés le même jour par la police, mais ils se retrouvèrent toutefois en détention tous les quatre ensemble dans la prison de Stammheim à Stuttgart au cours des années 1970. Meinhof se pendit dans sa cellule en 1976, et les trois autres se suicidèrent aussi dans la nuit du 17 octobre 1977. Des doutes planèrent sur les circonstances exactes de leur décès, certains soupçonnèrent l’Etat allemand d’avoir dans les deux cas tiré les ficelles du drame. La mort de ces personnages emblématiques entraîna d’abord en 1976, puis un an plus tard, des réactions violentes de représailles de la part de la RAF. La dernière demeure de Meinhof se trouve à Berlin. A chaque fois que s’est posée la question du lieu de l’enterrement, beaucoup de gens réagirent contre les options envisagées. En gros, personne ne souhaitait que les tombes fussent creusées sur le territoire de sa commune. En 1977, le maire de Stuttgart Manfred Rommel, le fils du maréchal de la Wehrmacht, trancha en dépit des protestations et ordonna l’inhumation de Baader, Ensslin et Raspe au Dornhaldenfriedhof. Les trois sépultures, à l’image de toutes les autres dans ce cimetière, ont un air propret. Elles sont encore bien entretenues, et sur la dalle de granit commune ont été déposées quelques fleurs et des bougies qui se consument lentement.

Le choix de loger les trois terroristes défunts en ce lieu créa un précédent, et quelques années plus tard d’autres membres de la RAF furent portés en terre dans le Dornhaldenfriedhof.

A deux pas du cimetière, en direction de Degerloch, une jolie maison en briques rouges borde le chemin. De près, le promeneur constatera qu’elle est vide. Pas âme qui vive à l’intérieur. La belle demeure mériterait à vrai dire quelques coups de pinceau et de marteau rénovateurs. Sur un portail d’entrée, une inscription avertit le passant : « Dikkat burada kopek var isirir ». Ainsi disent les Turcs – selon le service de traduction en ligne de Google – quand ils veulent prévenir le passant qu’un chien méchant garde les lieux.

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En contrebas de la maison rouge se dresse un bâtiment bizarre dans la forêt. Il a une apparence vraiment étonnante, je n’ai pas compris à quoi il sert. La construction est pour l’essentiel composée d’un long toit en bois ressemblant à une grosse cheminée dont le sommet est plus étroit que la base. Aucune fenêtre, pas d’ouverture, rien ne permet à la lumière de pénétrer à l’intérieur. Cette chose bizarre a été bâtie à flanc de colline. Tout en bas, un grand panneau métallique coulissant ou rabattable, qui marque probablement l’accès à un garage, occupe tout un pan de la façade. De mémoire, il me semble pourtant qu’aucun chemin ne mène à cette entrée.

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Enfin, à proximité de la station de train à crémaillère Haigst, le promeneur tombera nez à nez avec la chose suivante.

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Un beau jour de l’année 2006, Mme Michelle Bachelet, présidente du Chili, gratifia la bonne ville de Stuttgart d’une petite visite amicale. Pour saluer l’événement, un moaï fut sculpté sur l’île de Pâques, puis expédié en direction de la capitale du Bade-Wurtemberg pour être installé sur une jolie place que l’on rebaptisa à l’occasion Santiago de Chile-Platz. De là où elle se dresse, l’impassible statue jouit d’une vue imprenable sur tout le centre-ville.

Randonnée dans l’Odenwald

Compte-rendu en photos de la randonnée faite dans l’Odenwald les 4 et 5 mai en compagnie de Flo, Heri, Veronika, Werner, Brigitte, Alex, Anne-Rose, Edwin et Frank. Nous nous sommes promenés dans les collines bordant le Neckar, du côté de Mosbach.

Tout d’abord, l’Odenwald, c’est là :

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Note : cliquez sur les photos pour les visionner en taille originale.

Samedi 4 mai, pause casse-croûte devant cette petite église.

Samedi 4 mai, pause casse-croûte devant cette petite église.

Salamandre dans la forêt.

Salamandre dans la forêt.

Tour Bismarck. Il en subsiste encore 146 en Allemagne qui honorent la mémoire du célèbre chancelier. (Source : Wikipédia).

Tour Bismarck. Il en subsiste encore 146 en Allemagne qui honorent la mémoire du célèbre chancelier. (Source : Wikipédia).

L'ail des ours, très abondant en sous-bois et apprécié des gastronomes outre-Rhin.

L’ail des ours, très abondant en sous-bois et apprécié des gastronomes outre-Rhin.

Dimanche 5 mai, départ de la balade à Neckarzimmern. Monument pour les juifs déportés à Gurs en France, puis transférés à Auschwitz.

Dimanche 5 mai, départ de la balade à Neckarzimmern. Monument pour les juifs déportés à Gurs en France, puis transférés à Auschwitz.

Le château-fort de Hornberg où a vécu Götz von Berlichingen. Ce chevalier est connu en Allemagne à plus d'un titre. Il a tout d'abord joué un rôle important dans la guerre des Paysans allemands, au côté des paysans. Dans un drame de Goethe, son personnage répond par le « salut souabe » au capitaine qui le somme de se rendre aux forces de l'empereur : « […] er kann mich im Arsche lecken! » Traduit mot à mot en français : « […] qu'il [c.-à-d., le capitaine] me lèche donc le cul ! » Götz von Berlichingen est aussi célèbre, car il avait fait placer une prothèse articulée en fer au bout de son bras droit amputé. Grâce à des roues dentées , il pouvait bouger les doigts de sa main artificielle et les fixer dans une position donnée, ce qui lui permettait de tenir une épée. (Source : Wikipédia.)

Le château-fort de Hornberg où a vécu Götz von Berlichingen. Ce chevalier est connu en Allemagne à plus d’un titre. Il a tout d’abord joué un rôle important dans la guerre des Paysans allemands, au côté des paysans. Dans un drame de Goethe, son personnage répond par le « salut souabe » au capitaine qui le somme de se rendre aux forces de l’empereur : « […] er kann mich im Arsche lecken! » Traduit mot à mot en français : « […] qu’il [c.-à-d., le capitaine] me lèche donc le cul ! » Götz von Berlichingen est aussi célèbre, car il avait fait placer une prothèse articulée en fer au bout de son bras droit amputé. Grâce à des roues dentées , il pouvait bouger les doigts de sa main artificielle et les fixer dans une position donnée, ce qui lui permettait de tenir une épée. (Source : Wikipédia.)

Un champ de colza.

Un champ de colza.

Et plus loin, des pissenlits.

Et plus loin, des pissenlits.

Je ne sais pas trop où c'est... quelque part sur le plateau qui surplombe la vallée du Neckar à Neckarzimmern ou Gundelsheim. On a fait là-bas une pause goûter dans un restaurant. Plus bas, on cultive la vigne sur les coteaux qui donnent directement sur la rivière.

Je ne sais pas trop où c’est… quelque part sur le plateau qui surplombe la vallée du Neckar à Neckarzimmern ou Gundelsheim. On a fait là-bas une pause goûter dans un restaurant. Plus bas, on cultive la vigne sur les coteaux qui donnent directement sur la rivière.

Le château Horneck vu depuis la gare de Gundelsheim.

Le château Horneck vu depuis la gare de Gundelsheim.

Traversée du Neckar, en route pour le château-fort Guttenberg situé à Neckarmühlbach.

Traversée du Neckar, en route pour le château-fort Guttenberg situé à Neckarmühlbach.

Le château-fort Guttenberg.

Le château-fort Guttenberg.

Au château-fort. Des lecteurs de ce billet vont peut-être trouver que ce profil d'aigle leur rappelle leur chef au boulot. :-) D'autres encore feront sans doute le rapprochement avec les bandes dessinées de Lewis Trondheim.

Au château-fort. Des lecteurs de ce billet vont peut-être trouver que ce profil d’aigle leur rappelle leur chef au boulot. 🙂 D’autres encore feront sans doute le rapprochement avec les bandes dessinées de Lewis Trondheim.

Au bord du Neckar, sur la piste cyclable qui longe la rivière depuis sa source jusqu'à son embouchure dans le Rhin, à Mannheim.

Au bord du Neckar, sur la piste cyclable qui longe la rivière depuis sa source jusqu’à son embouchure dans le Rhin, à Mannheim.

Sur le chemin du retour, à Haßmersheim.

Sur le chemin du retour, à Haßmersheim.

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Encore à Haßmersheim.

On retraverse le Neckar pour compléter la boucle à Neckarzimmern. Ecluse à vide.

On retraverse le Neckar pour compléter la boucle à Neckarzimmern. Ecluse à vide.

Nous nous trouvons ici dans la région historique du pays de Bade.

Nous nous trouvons ici dans la région historique du pays de Bade.