Stuttgart – Paris en vélo

Compte-rendu du Stuttgart – Paris en vélo.

Remarque : les photos sont présentées dans cet article en taille moyenne. Cliquez dessus pour les afficher en taille plus grande.

3 août – Stuttgart – Ettlingen

Première journée assez dure sur la fin.

Dans un petit magasin de vente-réparations à Magstadt, Manus fait régler son vélo acheté la veille au Décathlon, dont le frein à disque avant couine et dont le guidon n’est même pas fixé correctement. Le réparateur est un gars de l’ancienne école, il marmonne des phrases à moitié en souabe, mais il fait des merveilles, et le vélo est à nouveau bon pour le service. Certes, Décathlon propose en général des prix meilleurs marché, mais question service et qualité, le petit spécialiste du coin, c’est imbattable.

Terrain très vallonné autour de Pforzheim. Sur le chemin, on croise un couple en route pour Vérone. Ils sont super bien équipés pour le voyage.

Avant l’arrivée, longue descente qui fait du bien. Ça y est, on a passé la Forêt-Noire !

Ettlingen:vieille cité entourée de murailles. Très jolie. À deux pas de Karlsruhe. On s’installe dans une pension pas chère. Promenade dans le centre, puis dîner en terrasse dans une pizzeria.

Pour le parcours jusqu’à Paris, je n’ai volontairement réservé de chambre nulle part. Le principe consiste à trouver un lieu d’hébergement chaque jour, et si les conditions météo le permettent, à dormir à la belle étoile (donc, sans tente).

Dans la tête toute la journée : After Midnight de J. J. Cale. La version originale très décontractée, pas celle de Clapton. Cale est mort il y a quelques jours.

Le parcours du jour se trouve ici sur le site Wikiloc.

Les photos du jour

Votre serviteur pendant la pause déjeuner avec du cambouis sur le pif

Votre serviteur pendant la pause déjeuner avec du cambouis sur le pif

Le vélo de Manus

Le vélo de Manus

4 août – Ettlingen – Hochfelden

Relativement plat sur tout le parcours. On se trouve dans la vallée du Rhin et on avance assez vite. Passage du fleuve et donc de la frontière à Beinheim, sur un vieux pont.On se prend en photo devant le panneau qui annonce le changement de pays. À 15 heures environ, on se trouve à proximité de Haguenau. On appelle Nolwenn & Thomas qui ne sont malheureusement pas chez eux. Faut dire que j’avais mal calculé l’heure de passage dans le coin, et leur avais annoncé en conséquence que l’on passerait probablement dans la matinée. On tombe sur – et non pas dans, hi hi hi ! 🙂 – le canal de la Marne au Rhin pour la première fois. On monte le long du canal jusqu’à Hochfelden. Parfois, on s’arrête au bord d’une écluse. Beaucoup de maisons d’éclusier sont habitées. On en voit des mignonnes bien décorées. Devant l’une d’elles, se trouve assise là une dame corpulente qui ressemble très fortement à une métisse mexicaine !

On téléphone pour réserver une chambre à la Villa Béatrice de Hochfelden. Le logeur insiste pour qu’on arrive avant 19 h, au moment où l’apéro sera servi. On arrive largement dans les temps. Endroit chic et très soigné, on se trouve plutôt dans le haut de gamme. Super accueil, très chaleureux. Dans le jardin, piscine ! On y pique une tête.

Béatrice : la patronne. Après une carrière sans grande passion dans le commerce, assouvit enfin son désir de se lancer dans les chambres et la table d’hôtes. Perfectionniste, s’assure que tout est en ordre dans les moindres détails. Très gentille. Aux petits soins pour ses clients.

Michel, son deuxième mari, l’aide.

Michel nous raconte qu’il a fait dans le temps le parcours en vélo Stuttgart – Lembach (à côté de Wissembourg) avec deux amis en une traite de 8 heures en tout ! Il ont pédalé à fond avec de la bière comme seul carburant, vu que celui des trois chargé d’apporter de la nourriture n’avait pas fait son boulot. Un de ses deux camarades est tombé dans le fossé pendant le périple.

Apéro plus que copieux. Et derrière, un festin ! Béatrice est un cordon bleu. Mine de rien, soirée quand même pas mal arrosée à coup de crémant et de rosé. Du monde autour de la table. On se tutoie tous très vite. Parmi les convives, un couple venant de Lyon avec deux enfants. Le mari bosse depuis peu chez Caddie.

Et surtout, il y a Arlette, la reine de l’immobilier à Strasbourg, accompagnée de toute sa smala. Tous des amis de Béa et Michel. Arlette : petite, et toute ronde comme un gros ballon. Juive, elle parle d’Israël avec Manus. Des yeux bleus magnifiques et un cœur gros comme ça. Elle est accompagnée de ses sœurs et d’autres personnes encore. En fait, il s’agit d’une famille élargie avec notamment Jean-Marie (né en 1962) et sa compagne Claire (petit modèle bien roulé, brune, avec l’accent de Perpignan, née en 1977). Jean-Marie est originaire de l’Aveyron ! Du côté de Millau. Cependant, élevé dès l’âge de deux ans chez sa grand-mère strasbourgeoise. Elle lui parlait en alsacien. Il a l’air de ne pas avoir toujours eu une vie facile. Peut-être parti à la dérive un certain temps. On n’en saura pas plus… Puis, Arlette l’a repris en main et remis à l’endroit. Il la considère comme sa maman. Très touchant. Ça me rappelle les mots d’un philosophe (je ne sais plus lequel… Nietzsche ?) rapportés par M. Onfray dans la Contre-histoire de la philosophie concernant la possibilité de se trouver un père et/ou une mère de substitution si les originaux ne sont pas à la hauteur ou sont tout simplement absents.

Repas bien agréable. Une belle tablée entre amis d’un soir.

À signaler dans le coin, le cabaret Royal Palace situé à Kirrwiller, un village de 511 habitants ! Il jouit d’une bonne réputation. Il envoie notamment des artistes faire leur numéro à l’émission de P. Sébastien Le plus grand cabaret du monde.

Le parcours du jour se trouve ici sur le site Wikiloc.

Les photos du jour

À deux pas du pays des fromages qui puent

À deux pas du pays des fromages qui puent

Bienvenue chez les Ch'tis, c'était bien marrant, mais Bienvenue en Alsace, ça n'aurait pas été mal non plus, question choc culturel pour les « Français de l'intérieur ». :-)

Bienvenue chez les Ch’tis, c’était bien marrant, mais Bienvenue en Alsace, ça n’aurait pas été mal non plus, question choc culturel pour les « Français de l’intérieur ». 🙂

Le canal de la Marne au Rhin

Le canal de la Marne au Rhin

5 août – Hochfelden – Lagarde

Petit déjeuner royal à la Villa Béatrice. On s’est levé assez tard, avec la tête un peu lourde en ce qui me concerne. On quitte la chambre d’hôtes vers 10 h 20. On reprend le chemin de halage. Parcours très joli. Passage à Saverne. Ville touristique, mignonne, alsacienne. On pédale le long du canal. À chaque passage d’écluse, on monte d’un cran. On ne s’en rend pas trop compte, mais mine de rien ça grimpe tout doucement. Passage par l’ancien canal asséché pour arriver au niveau du Plan incliné de Saint-Louis-Arzviller (ascenseur à bateaux). Au début de l’ancien canal, pas d’infos sur les panneaux pour rejoindre le plan. Du coup, on grimpe sans arrêt et on arrive en haut du plan. Au final, on le surplombe sans pouvoir le voir, ni y accéder !

De toute façon, le plan est cassé. Accident le 4 juillet qui aurait pu devenir grave. Un bateau s’est coincé dans le bac-ascenseur en haut du plan. Les crochets retenant le bac ont lâché. Le bac est resté coincé là-haut avec le bateau, laissant de la place pour le passage de l’eau qui a dégringolé de la partie haute du canal vers la partie basse. Heureusement, il a été possible de bloquer le flux de l’eau dans la partie haute, sinon une bonne partie du canal aurait inondé la vallée en contrebas. Dans cette vallée se trouvent des maisons d’éclusier et un village (Lutzelbourg, dominé par un château en ruines).

On ne sait pas quand l’ascenseur sera réparé. Il faut déterminer la cause du lâchage des crochets, les responsabilités, etc. Un sympathique employé des Voies navigables de France prend son temps pour nous expliquer la situation en détail. Il est visiblement content de tailler la bavette avec des gens de passage qui s’intéressent à la grande affaire qui le concerne. Sa voix a des intonations qui nous rappellent celle de Coluche.

On pédale, on pédale, ça monte, ça monte… et on passe enfin les Vosges.

De l’autre côté, plus bas, à Héming (à côté de Sarrebourg), pause. On est un peu fatigué. Grand soleil. On boirait bien un coup. On oublie nos cartes sur un banc et on repart ! Heureusement, aucun problème pour suivre la route prévue grâce à l’application Wikiloc. On trouve finalement de quoi s’abreuver à Gondrexange.

Un important réseau de lacs et de rivières est mis à profit pour alimenter en eau le bief le plus élevé du canal qui court sur 33 km.

Arrivée à la grande écluse de Réchicourt-le-Château. Impressionnante. 19 m de dénivelé. Fin du bief le plus élevé. À partir de là, le canal descend tout doucement vers la Marne. Des panneaux nous donnent des informations techniques et historiques concernant le canal, qui servait dans le temps pour le transport du charbon extrait en Lorraine.

Un employé des VNF travaillant à l’écluse nous fait visiter son poste de contrôle. Lui aussi est sympa. Comme son collègue du Plan incliné, il doit parfois s’ennuyer un peu, alors ça lui fait sans doute plaisir de causer avec les gens qui viennent admirer l’ouvrage. 🙂

On continue notre route. Paysages très beaux, sauvages et paisibles. Chemin de halage pas facile : des cailloux, de l’herbe. On progresse assez lentement dans un cadre somptueux.

Enfin, arrivée à Lagarde. On boit un coup dans un resto au bord du canal, puis on monte à Ommeray pour passer la nuit au bord d’un étang. Des jeunes sont là. Ils s’amusent à plonger dans l’eau, ils sont plutôt tranquilles. Coïncidence, deux d’entre eux s’appellent Pierre. J’entends assez souvent prononcer mon prénom. Autour de 22 h, les jeunes s’en vont. Le ciel est menaçant. On reste là., malgré le risque élevé d’orage. On dort à la belle étoile au bord de l’eau. Les moustiques nous dérangent un peu, mais la gène reste supportable. On entend le tonnerre, on voit les éclairs au loin, devant nous, à droite, à gauche… Un vrai son et lumière ! Mais, on est épargné. Au-dessus de nos têtes, le ciel étoilé. Manus me parle des constellations qui brillent tout là-haut. Nuit superbe.

Le parcours du jour se trouve ici sur le site Wikiloc.

Les photos du jour

Le bief du canal surplombe un cours d'eau

Le bief du canal surplombe un cours d’eau

Embranchement pour emprunter un canal menant à Sarreguemines, dans le nord de la Lorraine

Embranchement pour emprunter un canal menant à Sarreguemines, dans le nord de la Lorraine

Le canal vu depuis la partie haute de l'écluse de Réchicourt-le-Château

Le canal vu depuis la partie haute de l’écluse de Réchicourt-le-Château

6 août – Lagarde – Toul

Par endroits, le chemin de halage est couvert d’herbe. Il est aussi parfois caillouteux. Bref, difficilement praticable. On avance laborieusement. On bascule du côté de la Meurthe-et-Moselle. Pause à Xures, dans un petit café très vieillot. Bâtisse ancienne datant du 19ème siècle. Elle a peu changé depuis. Très bon accueil. On discute avec la patronne du troquet. Elle nous explique que la commune de Xures était dans le temps située à la frontière avec l’empire allemand.

On quitte le canal et on se remet sur le goudron pour avancer plus vite.

À midi, passage à Dombasle. On se prend un gros orage sur la tête. On trouve un pont pour se protéger et casser la croûte. On s’est approvisionné dans un village chez un boucher très avenant. Il chantonne des trucs tout en nous servant. Sur tout le chemin de Stuttgart jusqu’à Paris, on est en fait tombé sur des gens et des commerçants sympathiques et serviables. Une seule fois, on a eu affaire à une boulangère-vieille bique mal lunée.

En Lorraine et plus tard en Champagne, on traverse beaucoup de villages sans plus aucun commerce de proximité. Sur le territoire d’un canton, il semble qu’en général, seul un village un peu plus gros a conservé ses commerçants et son animation. Quant à la plupart des autres, plus d’épicerie, ni même de bistrot, rien.

On passe sous la pluie à un jet de pierre de Nancy. Le canal entouré de frondaisons est bien joli dans le coin.

Arrivée à Toul. Visite de la cathédrale. Gothique avec quelques ajouts baroques ultérieurs datant de la Contre-Réforme. Dodo dans un petit hôtel du centre-ville. Dîner dehors sur une placette où l’on fête l’anniversaire de Manus.

Dans la tête depuis deux jours : un morceau de Primal Scream où Bobby Gillespie chante « I’m yours, you’re mine… ».

Le parcours du jour se trouve ici sur le site Wikiloc.

Les photos du jour

Le complexe industriel de Solvay à Dombasle. Quelques kilomètres plus loin se trouve un bassin dont l'eau a la couleur de celle d'une piscine. La couleur artificielle du bassin saute aux yeux dans Google Maps (en mode satellite).

Le complexe industriel de Solvay à Dombasle. Quelques kilomètres plus loin se trouve un bassin dont l’eau a la couleur de celle d’une piscine. La couleur artificielle du bassin saute aux yeux dans Google Maps (en mode satellite).

Voici le lien pointant vers Dombasle dans Google Maps.

La cathédrale de Toul

La cathédrale de Toul

7 août – Toul – Bar-le-Duc

Petit-déjeuner à 8 h 30 dehors sur la place des Trois Évêchés (et non pas des Trois Éméchés, comme le propose mon correcteur orthographique) avec « Angie », un cousin fort sympathique de Sabine (ex de Manus). Il bosse pour la société autoroutière du coin.

On pédale, on pédale… On traverse une région où la Première Guerre mondiale a laissé des traces. Beaucoup de monuments et de cimetières rappelant la boucherie de la Grande Guerre. Parfois, aussi employés comme attraits touristiques. Je me souviens que sur la Bismarckplatz à Stuttgart se trouvait là il y a dix ans (il y est peut-être encore) un pharmacien qui passait son temps à visiter les anciens champs de bataille de la Première Guerre mondiale.

On arrive à Bar-le-Duc. On retrouve Vincent devant la gare. Il est venu en train avec son vélo. On va poursuivre à trois notre glorieuse odyssée jusqu’à la capitale. Photo immortalisant les retrouvailles devant la statue de Raymond Poincaré.

André Maginot a aussi dans le coin pas mal de rues qui portent son nom, bien que son mur n’ait pas servi à grand-chose.

À Bar-le-Duc, chambre d’hôtes simple, bon marché et très bien, située sur la Voie sacrée. Resto dans la vieille ville perchée en haut d’une colline. La patronne est normande. Andouillette 5A pour Vincent et moi. Aiguillettes de canard pour Manus. Tarte tatin en dessert. Un bon repas arrosé au vin de Toul.

Le parcours du jour se trouve ici sur le site Wikiloc.

Les photos du jour

Ze crew

Ze crew

Ze bikes... wiz Raymond too

Ze bikes… wiz Raymond too

And last but not least, ze Michaux brozers à qui l'on dit "merci !".

And last but not least, ze Michaux brozers à qui l’on dit “merci !”.

8 août – Bar-le-Duc – Condé-sur-Marne

Réveil, un coup d’œil en direction du ciel. Il est couvert. La pluie est tombée la nuit dernière.

Première journée sur la route avec Vincent. Il va attaquer d’emblée un parcours de plus de cent kilomètres. Jusqu’à présent, on a parcouru environ 95 km par jour. Mais, cette fois-ci on passe la barre des cent. À dire vrai, Wikiloc nous précise en fin d’après-midi, au moment où l’on décide de faire étape à Condé-sur-Marne, que l’on a parcouru en tout 99,6 km. Il nous manque 400 m ! Alors, une fois les vélos posés, on fait à pied les 400 m restants pour que Wikiloc note bien qu’on a parcouru plus de 100 bornes dans la journée. 🙂

Mais auparavant, sur la route, avant Châlons-en-Champagne, passage par Saint-Amand-sur-Fion. Évidemment, photo obligatoire devant le panneau annonçant l’entrée du village, en hommage à Daniel Prévost posant devant celui de Montcuq.

Voici au passage un lien pointant vers un document sonore rigolo dans lequel un journaliste de France Bleu tente d’aller jusqu’au bout de sa rubrique intitulée « Randonnée au bord du Fion » sans perdre le contrôle de son récit, ce qui relève évidemment de l’exploit.

À Châlons, on boit un coup et on fait des courses. Initialement, j’avais prévu qu’on ferait étape là. Mais, comme on a encore du jus, on décide de continuer. On pédalera donc jusqu’à Condé-sur-Marne.

Vignoble du champagne : région riche, jolis villages aux maisons cossues et bien décorées, en brique, avec des poutres apparentes. On sent que le champagne, ça rapporte. Chaque petite commune a son lot de producteurs. Paysages doux composés de collines et de coteaux recouverts de vignes. On évoluera dans ce décor aussi dans l’Aisne, jusqu’à la frontière avec la Seine-et-Marne.

À Condé-sur-Marne, nuit à la belle étoile au bord de la Marne. On pique-nique et on boit du champagne (½ bouteille de Piper Heidsieck achetée à Châlons).

Nuit claire, très fraîche. Plein d’étoiles filantes.

Dans la tête une partie de la journée : une chanson des Kinks tirée de l’album Lola où Ray Davies chante « We are not two, we are one ». Cette chanson accompagne une scène du film Darjeeling Express.

Le parcours du jour se trouve ici sur le site Wikiloc.

Les photos du jour

De passage à Saint-Amand-sur-Fion...

De passage à Saint-Amand-sur-Fion…

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La Wikipédia nous précise que "le Fion a la particularité de ne jamais s'assécher".

La Wikipédia nous précise que “le Fion a la particularité de ne jamais s’assécher”.

La Marne

La Marne

9 août – Condé-sur-Marne – Charly-sur-Marne

Au réveil, 11 degrés. De la rosée partout. Super petit-déjeuner au bar-tabac-épicerie « La marine » à Bisseuil, au bord du canal. Patron très sympa.

Dans l’après-midi, petite pause juste avant une montée dans un troquet à 15 km environ avant d’atteindre Château-Thierry. On prend congé du cagnard pendant quelques minutes. Là aussi, patronne très aimable. On boit une bière et on reprend la route.

Journée chaude, essentiellement passée au milieu des vignes de la Champagne et du sud-est de la Picardie. Très beaux villages. Terrain bossu, beaucoup de montées et de descentes.

À Château-Thierry, on boit encore un coup et on décide de poursuivre notre chemin. Sur la terrasse du bar, on tombe sur trois cyclistes avec des vélos très classe. Vincent a un vélo Décathlon bon marché pas très adapté pour notre périple. Trop petit avec des paniers en paille qui font office de sacoches. On a l’impression qu’il va partir au marché acheter du thym et du romarin. 🙂 Il a bricolé ses sacoches pour éviter qu’elles ne tapent contre la roue arrière. En dépit de son matériel pas très adéquat, il pédalera vaillamment jusqu’à la capitale.

On fait quelques courses et c’est reparti.

Le soir, bivouac au bord de la Marne à Charly-sur-Marne.

Le parcours du jour se trouve ici sur le site Wikiloc.

Les photos du jour

Réveil dans la fraîcheur matinale

Réveil dans la fraîcheur matinale

La Marne

La Marne

Les vignes

Les vignes

10 août – Charly-sur-Marne – Paris (place de Stalingrad)

On se lève tranquillement le matin au bord de la Marne. Dernière journée, avec Paris en ligne de mire. Elle va être chaude. La nuit dernière, je me suis vite endormi, comme une masse. On a passé une excellente nuit sous le ciel étoilé. Pas trop d’humidité, pas de moustiques. En revanche, un bon nombre d’avions volent dans le coin, en approche finale sur Roissy. Mais, ça ne nous a pas dérangés.

On pédale et on arrive dans le 77. Quelques montées assez raides, pas mal de vent aussi. On descend sur Meaux. Pique-nique dans le joli jardin Bossuet. La cathédrale juste à côté est superbe.

On continue notre route. On tombe pour la première fois sur le canal de l’Ourcq. Petite pause pour jeter un coup d’œil à l’usine élévatoire de Trilbardou. Un sacré nom, ça… « Usine élévatoire ». Elle abrite en fait des pompes qui captent de l’eau venant de la Marne située en contrebas pour alimenter le bief du canal situé en surplomb. On dit au revoir à la Marne. Quelques centaines de mètres plus loin, on accède au chemin de halage du canal. On emprunte cette voie, direction Paris. Au bord du chemin, avant Claye-Souilly, des panneaux indiquent que la voie longeant le canal est interdite aux vélos. On ne comprend pas bien pourquoi ces panneaux ont été plantés là. De toute façon, l’interdiction n’est pas vraiment respectée.

Arrivée à Claye-Souilly. On retrouve ce bon vieux French venu pédaler à notre rencontre, malgré son problème de ligaments croisés. C’est bien plaisant de le revoir. À partir de ce point, le chemin de halage est bitumé. Il s’agit d’une piste cyclable entourée pour l’essentiel de végétation, qui nous mène droit sur notre objectif en passant à travers la banlieue. On arrive bientôt au but. Y a plus qu’à dérouler peinard et laisser les vélos pédaler tout seuls…

… tout en gardant quand même les yeux bien ouverts, car on croise beaucoup de cyclistes. Alors qu’on n’en a vu quasiment pas depuis le début du voyage, d’un seul coup, ça fourmille de gens en bicyclette au bord du canal. On note qu’on est enfin en pleine banlieue bétonnée à partir de Bobigny. À partir de cet endroit, fini la verdure.

Un zozo s’amuse à foncer avec sa moto enduro le long du canal. Ça fait un boucan du tonnerre. Pas de doute, on est désormais bien en banlieue. 🙂 La mairie de Bobigny a programmé des activités sportives au bord de l’eau pour les jeunes du coin. Une bonne idée.

On roule tranquillement jusqu’à Paname. On passe le périph’, puis le parc de la Villette. Du monde partout. Arrivée à la rotonde de Stalingrad. On y est. Environ 750 km en tout. Je pose la main sur le mur pour marquer l’événement. Physiquement, zéro bobo. J’aurais pu continuer ainsi jusqu’à Brest ! Manus a en revanche souffert toute la semaine d’une douleur lancinante au genou gauche. Vincent a aussi perdu quelque peu la sensation du toucher au bout de certains doigts, sans que cela soit bien grave. La cause : son vélo pas vraiment approprié pour une course de plusieurs jours.

Paris-plage bat son plein. Ça grouille de gens. Une jolie minette nous prend en photo devant la rotonde. Une autre me donne un exemplaire gratuit de Libé, qui fête ses 40 ans d’existence. La foule semble nous phagocyter. C’est pas original comme remarque, mais oui, ça fait un sacré choc pour des types qui ont tout juste traversé de grands espaces paisibles. Enfin, surtout pour moi. Manus est tout heureux de retrouver sa bonne vieille banlieue et l’Est parisien.

On ne s’attarde pas là, et puis je n’ai pas l’intention de m’abonner à Libé. On grimpe vers un quartier dans le nord du vingtième que Manus connaît et apprécie bien. Sur le chemin, on fait les courses à Belleville. On achète une super côte de bœuf chez un boucher réputé pour ses bons produits. On boit une bière tranquillement en terrasse à deux pas de la place Krasucki. Je ne savais pas qu’il avait une place à son nom, ce bon vieux Krasu. L’acteur Denis Lavant passe devant nous. Il salue quelques gens attablés. Il a l’air d’habiter dans le coin. Après la bière, on se remet en selle et on pédale jusque chez Manus à Bagnolet. Le soir, barbecue, bon petit dîner. Elisabeth T. nous a rejoints pour manger avec nous. Après le repas, elle et Vincent partent à Vincennes, alors que French et moi restons dormir chez Manus. Demain, faudra se lever tôt, je laisserai ma bicyclette à Bagnolet, et j’irai vers la gare d’Austerlitz pour monter dans un train en partance pour Blois. Là-bas, je retrouverai Elisabeth et les enfants, avant de poursuivre ensemble notre route en voiture vers Plagnolles.

Un grand merci du fond du cœur à mes compagnons de route pour une semaine extra passée ensemble…  et aussi à Elisabeth pour son soutien sans faille !

Le parcours du jour se trouve ici sur le site Wikiloc.

Les photos du jour

La lieue-ban

La lieue-ban

Place de la Rotonde. Vincent a enfilé le maillot jaune pour entrer triomphalement dans Paris.

Place de la Rotonde. Vincent a enfilé le maillot jaune pour entrer triomphalement dans Paris.

John, Paul, George et Ringo

John, Paul, George et Ringo

Tous les parcours dans Wikiloc ont été enregistrés par Manus. Et toutes les photos ont été prises par Manus (il est formidable). Davantage de photos ici.

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A l’assaut de la Kernenturm

Voici un petit compte-rendu en images d’une virée en vélo d’environ 35 km faite le samedi 13 avril au matin afin de me préparer au Radelthon prévu pour le lendemain. Le Radelthon en question a été parcouru en compagnie de mes amis Florence et Roland. Il s’est agi d’un parcours de 80 km autour de la ville de Stuttgart, tout en montées et descentes. Comme je n’ai pas de photos du Radelthon, je publie ici celles prises la veille lors de ma petite séance préparatoire dont le but était l’ascension d’une grande colline située à 513 m de hauteur sur laquelle trône une tour appelée “Kernenturm”.

Le parcours d'environ 35 km. Depuis la maison, nul besoin de prendre une voiture ou le métro pour vite se retrouver dans la verdure (forêt, parcs, promenade le long du Neckar, etc.).

Le parcours d’environ 35 km. Depuis la maison, nul besoin de prendre une voiture ou le métro pour vite se retrouver dans la verdure (forêt, parcs, promenade le long du Neckar, etc.).

Ceci n'est pas le port de Hambourg, mais bien celui de Stuttgart (plus modeste par sa taille).

Ceci n’est pas le port de Hambourg, mais bien celui de Stuttgart (plus modeste par sa taille).

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Dans une rue d'Obertürkheim, petit quartier tranquille de Stuttgart où l'on pratique la viticulture... à deux pas du port.

Dans une rue d’Obertürkheim, petit quartier tranquille de Stuttgart où l’on pratique la viticulture… à deux pas du port.

Uhlbach, un autre quartier/village paisible de Stuttgart où les vignerons sont rois. Le passant a l'impression de se trouver dans une petite bourgade entourée de collines et perdue dans la campagne, alors qu'en fait Uhlbach est située à une poignée de kilomètres du port de Stuttgart et de son importante zone industrielle. Vue sur une maison prise depuis l'entrée du musée de la viticulture.

Uhlbach, un autre quartier/village paisible de Stuttgart où les vignerons sont rois. Le passant a l’impression de se trouver dans une petite bourgade entourée de collines et perdue dans la campagne, alors qu’en fait Uhlbach est située à une poignée de kilomètres du port de Stuttgart et de son importante zone industrielle. Vue sur une maison prise depuis l’entrée du musée de la viticulture.

Photo prise juste après la première ascension pour atteindre Rotenberg, un autre quartier de Stuttgart qui tient plutôt du village . Vue sur le Mausolée du Wurtemberg où sont enterrés une reine, un roi et leur fille.

Photo prise juste après la première ascension pour atteindre Rotenberg, un autre quartier de Stuttgart qui tient plutôt du village . Vue sur le Mausolée du Wurtemberg où sont enterrés une reine, un roi et leur fille.

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Au bout de la deuxième ascension, la Kernenturm sise au milieu d'une forêt à 513 m d'altitude et érigée en 1896 par la fédération de randonnée pédestre Schwäbischer Albverein. Au final, dénivelé maison - Kernenturm : 300 m.

Au bout de la deuxième ascension, la Kernenturm sise au milieu d’une forêt à 513 m d’altitude et érigée en 1896 par la fédération de randonnée pédestre Schwäbischer Albverein. Dénivelé entre la maison et la Kernenturm : 300 m.

Vue sur les environs de Stuttgart prise depuis le sommet de la tour de 27 m de haut.

Vue sur les environs de Stuttgart prise depuis le sommet de la tour de 27 m de haut.

Retour vers la maison. Panorama plongeant sur Uhlbach et Obertürkheim.

Retour vers la maison. Panorama plongeant sur Uhlbach et Obertürkheim.

Et plus à l'ouest, vue sur le complexe industriel de Daimler, le musée Mercedes et le stade de football du VfB Stuttgart.

Et plus à l’ouest, vue sur Untertürkheim, le complexe industriel de Daimler, le musée Mercedes et le stade de football du VfB Stuttgart.

Projet “Danube bleu 2012”

Mon camarade Roland Kübert et moi-même avons pédalé du 21 juillet au 27 juillet 2012 tout au long du Danube, depuis sa source à Donaueschingen jusqu’au point où il passe la frontière pour continuer sa course en Autriche. Environ 600 km en tout.

Voici un petit compte-rendu journalier de l’entreprise.

Samedi 21 juillet. Stuttgart – Donaueschingen en train (08 h 18 – 10 h 10).

Samedi 21 juillet. Donaueschingen – Neidingen (Hausen im Tal) env. 70 km. Visite de la Donauquelle (source). J’arrive à me mettre du cambouis sur le seul pantalon que j’ai pris pour le voyage… Deux km plus à l’est, arrêt photo devant point de confluence Brigach et Breg. Plus loin sur la route, Donauversinkung : durant certaines périodes de l’année, le Danube disparaît sous terre pour devenir un affluent du lac de Constance et donc du Rhin ! Avons marché dans le lit sec du fleuve. Quelques grosses flaques éparses. Après Tuttlingen, très jolie vallée tranquille, sans route pour les voitures. A flanc de montagne, gros blocs de roche verticaux et entourés d’arbres. Pause bière à Beuron (abbaye). 10 derniers km en descente sous la pluie. Pension pas chère et très bien «zur Mühle» à Neidingen. Chambre double et petit-déjeuner pour 25 euros.

Source officielle du Danube à Donaueschingen

Source véritable du Danube où la Breg et la Brigach se rencontrent

Donauversinkung

Dimanche 22 juillet. Neidingen – Munderkingen env. 85 km. Pas mal de vent de face. Pause à Sigmaringen (joli château où les collabos français se sont réfugiés à la fin de la 2ème Guerre mondiale, cf. bouquin D’un château l’autre de L.-F. Céline). Déjeuner à Mengen. Pause au château de Neufra (jardins suspendus, pas mal, mais sans parterre de fleurs). Puis pause encore à Riedlingen. Passage par Rechtenstein, très joli coin surplombant le Danube, paisible, à l’abri du tumulte du monde. Arrivée à Munderkingen. Pas de bobo physique. Jambes un peu fatiguées, sans plus. Un petit peu mal au derrière, mais pas de quoi en faire une maladie (soit dit en passant, un vêtement extrêmement important et obligatoire pour une randonnée de plusieurs jours en vélo : le cuissard super rembourré pour les fesses). Entente au poil avec mon pote Roland, futur docteur en informatique. Un sportif. Il peut pédaler plus vite que moi, particulièrement dans les montées. Chemin pas totalement plat, mais qui ne pose pas de problème dans l’ensemble (à noter : un sale petit raidillon après Zwiefaltendorf, un vrai coup de poignard dans le dos qui arrive sans prévenir, mais sur une courte distance).

Sigmaringen

Lundi 23 juillet. Munderkingen – Gundelfingen (100 km). Passage par Blaubeuren (abbaye) et son Blautopf. Effectivement, fidèle à sa réputation, l’eau est d’un bleu intense dans le bassin de Blautopf. Encore beaucoup de vent de face toute la journée. Pénible. A midi, dans un bouiboui turc de la banlieue d’Ulm. Kébab pour moi et pizza pour Roland. Fête à Ulm. Schwörmontag. Au programme : défilé de bateaux et pneumatiques en tout genre sur le Danube et Volksfest. Beaucoup, beaucoup de monde (trop, à mon goût). Pause devant la cathédrale. Puis, en route pour Günzburg. Passage en Bavière. Du vent, sans cesse… A Günzburg, où nous voulions dormir, pas d’hébergement possible. Tout complet ! A cause d’une révision de la centrale nucléaire du coin et du parc d’attractions Legoland. Après de multiples tentatives infructueuses, trouve enfin une pension avec chambre double libre à Gundelfingen, attenant au stade “Schwabenstadium” (nous nous trouvons dans la partie souabe du “Freistaat”). Devons faire 20 km de plus que prévu… Ai pédalé 100 km en une journée pour la première fois de ma vie. Arrivée à la pension de Gundelfingen, douche et dîner en terrasse. Le proprio propose une carte de plats grecs. Sommes à table à côté d’un plan d’eau. Attaqués par des moustiques. Physiquement, dans l’ensemble tout est en ordre. Acheté du baume pour les lèvres à cause du vent (au passage, aussi acheté et bu pour la première fois de ma vie du Red Bull ; a un goût de Gummibär). Pris des coups de soleil sur les cuisses. Ce soir, gros dodo pour se retaper et demain, ça repart.

Ehingen

Blautopf

Cathédrale d’Ulm

Mardi 24 juillet. Gundelfingen – Neuburg an der Donau (90 km). Ce soir, trop fatigué pour faire un long compte-rendu. Journée chaude et ensoleillée. Déjeuner à Donauwörth. Cette ville nous a donné l’impression de ne pas vouloir être atteinte : route en dents de scie en apparence interminable dans la campagne, et encore beaucoup de vent de face venant de l’Est. Avons rencontré des Français sur notre chemin. Deux d’entre eux en route pour Budapest. Et peu après, un autre couple en tandem, sur la piste cyclable en haut d’une digue. La fille me lance un «bonjour» souriant et sexy en réponse à mon «hallo». Nous les revoyons encore plus tard dans un village où la fille en question trempe ses chaussettes dans l’eau d’une fontaine. En plein après-midi, suite à une succession de grimpettes éprouvantes sous un soleil qui tape dur, Roland se rend compte qu’il a oublié sa gourde en métal env. 5 km en arrière… Il repart en direction opposée, dans la chaleur, pour récupérer sa précieuse gourde pendant que je l’attends à l’ombre à Marxheim, avec tous nos bagages. Arrivés à 20 h à Neuburg. Superbe centre-ville de style baroque/Renaissance. Dîner et dodo au “zur Traube” situé sur la place centrale de la vieille ville. Super bien mangé pour pas cher (Roland : une sorte de Vesperplatte bavaroise (oublié le nom exact), moi : Obatzter et truites fumées accompagnées de baies d’airelle). Physiquement : ça va, quelques coups de soleil, lèvres un peu sèches, ça tire dans les cuisses en fin de journée, mais dans l’ensemble, aucun souci. Finalement, le compte-rendu du jour est plus long qu’initialement prévu.

Je n’ai bizarrement pas pris une seule photo ce jour-là. Alors, les images de cette étape sont de Roland.

J’en profite au passage pour signaler qu’il a aussi tenu un journal de bord (en allemand) à cette adresse-là.

Neuburg an der Donau

Mercredi 25 juillet. Neuburg an der Donau – Kelheim (80 km). Temps légèrement pluvieux. Ça ne fait pas de mal après le cagnard de la veille. Sommes partis plus tôt que d’habitude, vers 7 h 30. Avons bien gazé jusqu’à Ingolstadt. Passage devant une ancienne forteresse située juste à l’extérieur de la vieille ville. Puis, visite de la vieille ville ceinturée par un mur. Là-bas, petit-déjeuner (Zwetschgendatschi !), et passage aux toilettes de Roland et moi pour la grosse commission, comme tous les matins (le pouvoir laxatif du café nous permet de régler cette affaire-là dès le matin et de ne plus avoir à nous en soucier ensuite une fois sur la route). Reprise de la route. Roulons sur la crête d’une digue de protection contre les inondations (crue record en 1999). Cassons la croûte sur la digue. Puis, filons vers Weltenburg (abbaye avec une église baroque et – probablement plus important encore – une très bonne bière brassée sur les lieux-mêmes :-)). Ensuite, 20 min de bateau pour admirer le “Donaudurchbruch” (passage du fleuve en zigzag entre les falaises des deux rives), un peu avant Kelheim. Et enfin, rude montée de 2,5 km (digne d’une étape de montagne), avec 3 lacets, pour aller visiter la “Befreiungshalle”, un monument imposant qui célèbre le combat victorieux des Allemands pour se libérer du joug napoléonien (bataille de Leipzig en octobre 1813). Roland grimpe jusqu’en haut des côtes avec l’aisance de Bahamontes. Son secret pour décrocher le maillot à pois rouges : il déteste les montées et n’a aucune patience avec elles. Physiquement, RAS. Les coups de soleil ont baissé en intensité.

Abbaye de Weltenburg

Befreiungshalle

Donaudurchbruch à Kelheim

Jeudi 26 juillet. Kelheim – Straubing (85 km). Grosse chaleur. Avons bu pas mal d’eau. Dans l’ensemble avons encore bien pédalé aujourd’hui. Avons retrouvé hier soir et ce matin dans notre pension les deux Français en route pour Budapest, une dame et son fils. Discutons un peu ensemble. La mère a vécu pas mal de temps à Cannstatt. Vers midi, pause de 1 h 30 à Ratisbonne (Regensburg). Vieux centre-ville ravissant classée au patrimoine mondial de l’humanité. Avons visité la cathédrale gothique Saint-Pierre. Assez sombre à l’intérieur, un peu comme dans la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais. Très jolis vitraux colorés. Avons mangé des super Bratwürste dans un local historique surchauffé, servies dans des Brötchen avec de la choucroute et de la moutarde douce. Lecker ! Passage sur le plus vieux pont d’Allemagne encore debout (Steinerne Brücke). Prenons quelques photos de la vieille ville depuis le pont, et en route pour Straubing sous le cagnard. Sur le chemin, détour pour visiter la Walhalla (à l’intérieur, bustes de célébrités allemandes/autrichiennes/suisses alldes/hollandaises), construite à l’instigation de Louis Ier de Bavière (tout comme la Befreiungshalle). Montée un poil raide, mais plus facile que celle pour la Befreiungshalle, pour atteindre le bâtiment inspiré du Parthénon (donc en gros, une architecture du Sud pour une Wallhalla nordique :-)). Après la visite, reprise de la route pour Straubing, avec pause Hefeweizen dans un Gasthof à Hofdorf. En chemin, j’ai promis à Roland que j’achèterai un maillot du Bayern München quand j’atteindrai Passau. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Bon, on verra bien… 😉 Demain, il me quittera à Deggendorf et je poursuivrai mon chemin jusqu’à Passau. Il doit être à nouveau présent à Aschaffenburg vendredi soir pour l’enterrement de vie de garçon d’un de ses amis. On a passé une excellente semaine ensemble. On a bien gazé tout au long de notre parcours. Je devrais atteindre Passau samedi matin, avec un jour d’avance sur le programme, et devrais donc normalement rentrer à Stuttgart un jour plus tôt que prévu. Arrivée à Straubing vers 17 h 30. Très joli centre-ville de style Renaissance, comme dans toutes les localités où nous sommes passés. Avons vu aussi bon nombre de châteaux de plaisance et de châteaux-forts sur notre route. Promenade le soir sous une pluie battante. Gros orage. Dîner dans la Weissbierhaus. Pierre : Schweinshaxe accompagnée d’une très bonne schwarzes Bier. Roland : plat bavarois composé de divers types de viande, de cochonnailles et de choucroute, arrosé de schwarzes Bier aussi. Digeo : Bayerwald-Bärwurz.

Ratisbonne (Regensburg)

Walhalla

Vendredi 27 juillet. Straubing – Passau (98 km). Finalement, j’atteindrai Passau vendredi soir. Encore beaucoup de soleil et de chaleur aujourd’hui. Départ de Straubing vers 8 h 20. Une dizaine de km plus loin, montée d’un km pour visiter l’église de Bogenberg où se trouve une statue de la Vierge enceinte. N’avons pas pu la voir de près à cause d’une messe en cours. Filons ensuite vers Deggendorf. Dans le faubourg de Deggendorf, sur notre droite, une succession de petites plages pour se baigner dans le Danube ! Avons peu vu de plages au bord du fleuve depuis Donaueschingen. Faisons une pause pour piquer une tête dans l’eau. Rafraîchissant ! Puis, en route pour la gare de Deggendorf. Le chemin en commun avec Roland s’arrête là. Il prend un train à 12 h 44 pour Aschaffenburg. Il a été un super coéquipier et nous avons passé d’excellents moments ensemble. Reprends la route seul. Ne m’attarde pas à Deggendorf (plein de voitures là-bas, surtout qu’on est vendredi). File vers Passau sous un gros soleil. Passage à côté d’un aérodrome à Vilshofen. Un vieux biplan jaune avec un moteur qui fait un bruit de très grosse moto atterrit en me passant juste au-dessus de la tête. Petite pause Hefeweizen à Windorf, remplissage de gourdes et réservation de la chambre d’hôtel pour ce soir à Passau (une sorte de Formule Un au bord du Danube, avec des chambres-cages à lapin. Arrivée à Passau à 17 h env., le vendredi, soit bien plus tôt que prévu au début du voyage (arrivée initialement prévue le dimanche matin). Douche, puis achat du billet de train pour retourner samedi à Stuttgart (départ du train à 8 h 05). Balade dans Passau. Visite de la cathédrale de style baroque. Beaucoup de stuc. Très clair à l’intérieur. Mitraille dans la vieille ville avec l’appareil photo. Marche jusqu’au point de confluence du Danube, de l’Inn et de l’Ilz. L’Autriche est à deux pas. Achète un t-shirt du Bayern München. Coûte horriblement cher, mais j’avais promis à Roland d’en acheter un. Je ne sais pas si je pourrais le porter souvent à Stgt. Ils sont tellement obsédés par le foot en Allemagne et fiers de leur(s) équipe(s) préférée(s). Ça vire parfois à la querelle de clochers et à des bagarres… Je pourrai quand même le porter pdt les vacances en France ou l’utiliser comme pyjama. 🙂 Physiquement, pas de prob. Je pourrais continuer comme ça jusqu’à la Mer noire. Mais cela sera pour une autre fois. Un grand merci à Élisabeth qui m’a laissé partir pédaler pendant une semaine pendant qu’elle a continué à s’occuper des enfants à Stuttgart. Fin du journal de bord.

Passau

Confluence du Danube, de l’Inn et de l’Ilz à Passau, à deux pas de l’Autriche

L’instrument du probable – et à dire vrai, relativement modeste – exploit (ne sombrons pas dans l’emphase)

Voici le chouette vélo, acheté cette semaine, qui me portera peut-être l’an prochain sur les routes d’Allemagne à l’occasion de mon expédition visant à rejoindre triomphalement la capitale depuis Stuttgart. Enfin, on verra bien, j’ai encore le temps de réfléchir au projet…

L’échappée belle

Neckartalradweg (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Voici quelques photos prises à l’occasion de mon court périple cycliste qui se déroula les 13 et 14 août 2011 le long du Neckartalradweg. La première journée fut passée à parcourir les 80 km séparant Stuttgart de Rottenburg. La seconde partie de la randonnée fut consacrée à rejoindre Rottweil, située 70 km en amont de la première étape. Si les dieux du vélo se montrent favorables à mon égard, je tenterai en juin prochain de couvrir en une dizaine de jours les 600 et quelques kilomètres séparant Stuttgart de Berlin.

Balade en vélo avec Manus

Marbach am Neckar

Les 9 et 10 octobre, l’ami Manus et moi-même avons pédalé dur.

Au programme du samedi 9 octobre, randonnée cycliste d’environ 70 km le long du Neckar dans la région viticole située au nord de Stuttgart. Départ de Stuttgart le matin en vélo et retour le soir en train à partir de Bietigheim. Principales communes traversées : Stuttgart, Marbach, Hessigheim, Besigheim et Bietigheim.

Quant au programme du dimanche 10 octobre, départ de Stuttgart le matin en train en direction du sud pour rejoindre Tübingen, puis parcours de 70 km le long du Neckar pour revenir à Stuttgart en vélo. Principales communes traversées : Tübingen, Nürtingen, Plochingen, Esslingen et Stuttgart.

Un grand merci à Manus d’être passé à Stuttgart afin que nous puissions mettre en œuvre ce projet que je méditais depuis longtemps.

Les photos retraçant le déroulement de l’aventure se trouvent ici.