Capitalism : A Love Story

Touche pas au grisbi !

Ma femme et ses collègues m’ont emmené mercredi dernier au cinéma voir un film auquel je n’accordais pas initialement beaucoup d’intérêt : Capitalism: A Love Story de Michael Moore.

Je ne regrette pas le déplacement. Bien sûr, on pourra sans difficulté reprocher au réalisateur américain des facilités, inexactitudes, raccourcis faciles et autres. En dépit de ses travers, force est de constater que le trublion de Flint, Michigan à la casquette éternellement vissée sur le crâne continue, depuis tout ce temps écoulé entre Roger & Me sorti en salle en 1989 et sa dernière production, de s’illustrer par son sens de l’ironie irrésistible. L’homme ne manque définitivement pas d’humour et son film provoque très souvent le rire (mention spéciale à la fausse vidéo promotionnelle censée vanter les mérites de la ville de Cleveland concluant qu’en dépit de son bilan économique et social désastreux, au moins Cleveland n’est pas Détroit).

Et puis, l’humour se mêle à l’effroi : l’exposé que Moore fait des ravages causés par la finance mondiale dérégulée glace le sang. A titre personnel, il a emporté mon adhésion complète, car j’ai retrouvé dans les images des éléments qui ont étayé mon choix de démissionner en 2009 de mon poste chez HP, suite à douze ans de bons et loyaux services.

A la fin de la démonstration filmée, le public sortant de la salle avait manifestement l’air accablé, pensif et – souhaitons-le – motivé pour chacun à sa façon, individuellement, agir contre les excès dévastateurs de Wall Street.

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